État des lieux : modèle, règles et litiges
L’état des lieux : définition et cadre légal
L’état des lieux est un document contradictoire, établi entre le propriétaire (ou son représentant) et le locataire, qui décrit précisément l’état d’un logement à un moment donné. La loi du 6 juillet 1989, complétée par la loi ALUR de 2014 et son décret du 30 mars 2016, encadre strictement sa réalisation. Il en existe deux types : l’état des lieux d’entrée (à la remise des clés) et l’état des lieux de sortie (lors de la restitution des clés).
Ces deux documents sont systématiquement comparés à la fin du bail pour déterminer si des dégradations imputables au locataire ont été commises. En l’absence d’état des lieux d’entrée, le logement est présumé avoir été remis en bon état selon l’article 1731 du Code civil — ce qui joue en faveur du locataire. Inversement, un état des lieux d’entrée incomplet peut compliquer les démarches du propriétaire en cas de litige.
Comment réaliser un état des lieux conforme ?
Depuis 2016, l’état des lieux doit respecter un formulaire-type défini par arrêté. Il doit mentionner :
- La date et l’adresse du logement
- L’identité des parties et, le cas échéant, du représentant (agence, mandataire)
- Les relevés de compteurs (eau, gaz, électricité)
- L’inventaire des clés remises
- La description pièce par pièce de l’état des murs, sols, plafonds, équipements et ouvrants (portes, fenêtres)
- La mention des éventuelles réserves et observations
Il est fortement recommandé de réaliser l’état des lieux en plein jour, avec un éclairage naturel suffisant, et de tester tous les appareils électroménagers, les interrupteurs, les prises et les équipements sanitaires. Les photos numériques horodatées constituent un complément utile, bien qu’elles ne se substituent pas au document écrit.
